En cas de litige sur les heures effectuées, la question n'est pas de savoir qui a raison, mais qui peut prouver. Un employeur qui ne dispose d'aucun décompte fiable se trouve dans une position défavorable, quelle que soit la réalité des faits.
Le Code du travail impose à l'employeur de décompter la durée du travail lorsque les salariés ne suivent pas un horaire collectif affiché — ce qui est le cas de la quasi-totalité des exploitations cinématographiques, où les horaires varient d'un jour et d'un salarié à l'autre.
Ce décompte doit être individuel et permettre de reconstituer les heures réellement effectuées. Un planning prévisionnel ne suffit pas : il indique ce qui était prévu, pas ce qui a eu lieu.
Le planning est un document de projection. Entre ce qui est planifié et ce qui se produit, il y a les retards, les prolongations de fermeture, les remplacements, les pauses écourtées un soir d'affluence.
Sans trace du réalisé, vous ne pouvez ni justifier un paiement, ni contester une réclamation. Le planning devient alors une pièce à charge : le salarié invoquera ce qui était prévu, vous n'aurez rien à opposer.
Faire signer le relevé d'heures par le salarié change la nature du document. Il ne s'agit plus d'une affirmation de l'employeur mais d'un constat partagé, difficile à remettre en cause ensuite.
C'est aussi un mécanisme de correction : un salarié qui relit son relevé signale immédiatement l'oubli d'une heure de fermeture. L'écart se règle sur le moment, pour quelques minutes de discussion, au lieu de ressurgir des mois plus tard.
Dans Ciné Planner, les feuilles de présence sont signées par les salariés depuis leur espace, horodatées et versées à une piste d'audit inaltérable, accessible par établissement.
La signature électronique est recevable, à condition de pouvoir identifier son auteur et de garantir que le document n'a pas été modifié après coup. C'est ce second point qui est le plus souvent négligé.
Un relevé signé mais introuvable ne vaut rien. Les litiges surgissent souvent longtemps après les faits, parfois après le départ du salarié et le changement de responsable.
L'archivage doit donc survivre aux personnes : accessible par établissement et par salarié, indépendant du poste de travail de celui qui l'a créé, et conservé aussi longtemps que la prescription applicable l'exige.
Choisissez un salarié au hasard et un mois de l'année passée. Combien de temps vous faut-il pour produire le décompte de ses heures, signé, pour ce mois ?
Si la réponse dépasse quelques minutes, votre dispositif ne vous protège pas réellement.
Ciné Planner